Mon accord avec Don Miguel Ruiz

Je suis toujours aussi occupée. Entre mon emploi temporaire que j’ai déniché pendant les deux derniers mois, mon travail de maman à la course et mon projet d’alimentation vivante (voir mon nouveau blog, www.deboncru.com), je suis un peu éparpillée. J’ai tellement de choses à raconter ! J’ai encore quelques articles que j’ai commencé à écrire et que j’ai mis de côté, mais ça m’embêtait de les laisser en suspens si longtemps que ça. Donc, je me suis forcée à en publier quelques-uns, même s’ils ne sont pas terminés, quitte à les séparer en plusieurs parties. Pour les événements excitants qui se passent dans ma vie, je les raconterai un peu plus tard. Mais là, il faut que je vous parle de la dernière conférence à laquelle j’ai assisté.

Ça fait plus d’un mois depuis que j’ai assisté à la conférence de Don Miguel Ruiz, auteur mexicain ayant publié Les Quatre Accords toltèques, son ouvrage le plus connu, et jusqu’à présent, ses paroles réverbèrent toujours en moi. Le week-end du 14 et 15 avril m’a laissée avec une sensation de légèreté. Cet événement était une autre initiative du Réseau Vox Populi. Cette fois-ci, je me suis sentie comme si j’étais chez moi. Je me retrouvais parmi des visages familiers, visages que j’avais rencontrés lors des événements précédents (James Redfield, soirée de partage autour de la NDE), avec lesquels j’engageais de bonnes conversations. Ce vendredi soir, la salle se remplissant rapidement et j’ai même failli ne pas avoir de siège de libre devant l’estrade, à force de papoter. Craignant d’être assise trop loin, je me suis activée à réserver ma place. Je me suis assise à la troisième rangée et suis restée là. Je n’avais plus à attendre que ça débute.

Don Miguel Ruiz a touché des milliers de personnes, voire des millions. Ayant vendu autour de 4 millions d’exemplaires de son ouvrage le plus populaire, mentionné précédemment, son enseignement a apparemment beaucoup été influencé par les idées de Carlos Casteneda, à savoir la pratique du chamanisme. J’ai lu l’ouvrage de Ruiz il y a environ 5 ou 6 ans. C’est une amie qui m’en avait parlé et à l’époque, je ne le trouvais pas si percutant que ça. Peut-être parce qu’avant cela, j’avais lu Nouvelle Terre de Eckart Tolle, qui avait vraiment bouleversé ma perception. Maintenant, à y repenser, Les Quatre Accords toltèques est un livre parfait pour le non-initié, car il est écrit en un langage universel, et les concepts sont simples. En principe, ces quatre accords consistent à être :

  • Impeccable avec la parole;
  • Non sensible à ce que les autres disent, de ne pas le prendre personnel;
  • Dépourvu de présuppositions;
  • À notre meilleur.

Son dernier titre, le Cinquième accord toltèque nous enseigne d’être sceptiques, mais d’apprendre à écouter.

Il était presque 20 h quand l’auteur est apparu sur scène. Avec une voix à la fois caressante, basse et étouffée, il a demandé à chacun d’entre nous de l’aider à changer le monde, pas celle de la Terre, mais le monde que nous créons, notre propre création. Dès qu’il a prononcé ces mots, j’étais accrochée à ces lèvres jusqu’à la fin de son exposé. Voilà ce que j’ai retenu.

Quand on vient sur Terre, on ne connaît rien de notre monde, et ce sont nos parents qui nous inculquent leurs connaissances. La première chose qu’on apprend est le langage pour pouvoir communiquer. Chaque langue comprend des mots, utilisés pour créer nos histoires à propos de nous et pour décrire tout ce que l’on perçoit autour de nous et en nous. Nous créons une réalité entière et personnelle qui n’est pas réelle, mais visuelle pour décrire notre monde. Elle est le reflet de tout ce que nous percevons. Car nous sommes les créateurs de cette perception à l’extérieur et à l’intérieur de nous. Cette réalité nous apparaît sous forme de vérité, mais nous l’altérerons avec nos connaissances et selon nos croyances. Ainsi, nous créons notre vérité personnelle que, parfois, nous voulons imposer sur celle des autres. La vérité, c’est que chaque réalité a sa propre vérité, et cette réalité n’est pas réelle.

Il existe un conflit dans la pensée humaine, qui n’existe pas chez aucune autre espèce. Avant, on pensait que ce conflit était entre le bien et le mal. Mais il n’est que le résultat du vrai conflit qui se passe dans la pensée humaine : la vérité et les mensonges. La vérité est toujours présente. Elle est telle qu’elle est. Mais quand nous l’interprétons, nous la déformons de par nos croyances et nos connaissances, et c’est ainsi que nous créons les mensonges. Il n’y a pas une seule vérité. Nous vivons tous des expériences différentes, et elle est propre à nous.

J’ai appris cette soirée-là que le mot « toltèque » veut dire artiste. Au fait, notre seule mission, c’est d’être un artiste, de créer. Et nous créons notre propre histoire. À notre naissance, la connaissance n’existait pas. Nous l’avons apprise. Et c’est elle qui a pris le dessus de notre raison d’être, de notre pouvoir de créer notre propre film. Le problème, c’est qu’on finit par croire ce en quoi les autres croient, par faire ce que les autres font ou par être comme les autres et on perd notre propre identité. On se sait plus qui on est.

Ruiz a dit quelque chose de tout à fait vrai : lors de ses premiers jours à l’école, on lui a dit qu’on va à l’école pour apprendre à devenir quelqu’un. Sur quoi, il s’est posé la question : mais avant ça, n’était-on personne ? Voilà un mensonge enseigné dès notre tout jeune âge. Après quoi, on nous dit à tue-tête qu’on n’est pas parfait. Prendre cet autre mensonge comme prétexte est une excuse pour justifier nos échecs. D’après lui, nous sommes tous parfaits. Comment ne pourrions-nous pas l’être alors que nous sommes entourés par la perfection : la nature, le ciel, le système solaire, l’univers, tout. Et Dieu ne nous a-t-il pas créés à Son image ? Mais dès le départ, on nous dit le contraire. De plus, on se juge constamment, on ne cesse pas de se dire qu’on n’est pas assez beau, bon, intelligent, etc., et on se compare aux autres, on se fait des idées de ce qu’on devrait être par rapport aux croyances des autres.

Un de nos plus grands enseignants nous a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ». De quoi peut-être ? De tous ces mensonges. La vérité, c’est qu’on est libre d’être nous-mêmes. Toutefois, la découverte de notre vrai être peut s’avérer effrayante, car il demeure dans le domaine de l’obscurité, de l’incompréhension. Et la plus grande peur de l’Humain, c’est la peur de l’inconnu. Nous avons toujours besoin de comprendre les choses afin de nous sentir confortables, parce que c’est sécuritaire pour nous. On crée la connaissance dans le but de connaître, mais ça ne va pas dire que ce qu’on connaît est toute la vérité. La majorité des choses qu’on sait n’est pas LA vérité, mais nous la croyons tout de même, sans l’ombre d’un doute. Mais celle-ci n’est pas immuable. Elle est constamment en mouvement, en évolution, en transformation. Pour changer quoi que ce soit, il faut être conscient de ce qu’on ne connaît pas.

Donc, c’est à nous de connaître notre propre vérité dans notre vie qui est une création, notre propre création évolutive. Et nous en sommes responsables, car nous en sommes les artistes. Nous sommes le personnage principal du monde, qui est un spectacle, une pièce de théâtre, un film, que nous créons. D’ailleurs, un des sens de création veut dire : « Première interprétation d’un rôle, première mise en scène d’une pièce, première interprétation publique d’une œuvre musicale. »

Ainsi, l’identité que nous créons n’est pas la vérité. Elle est le résultat d’années de pratique. dans notre vie que nous nous compliquons et dans laquelle nous nous créons des histoires dramatiques, alors qu’elle est simple. La peur est notre plus grand obstacle. C’est ce qui nous empêche de prendre des risques et de découvrir qui nous sommes réellement. Il ne faut pas craindre notre monde au point d’être paralysé. Et si l’on n’aime pas notre monde, on peut le changer, car il faut se rappeler qu’on en est le créateur. On peut changer le contenu de notre histoire. Les émotions négatives qui nous dirigent sont le résultat d’années de répétition et on n’est pas obligé de rester immobile à cause d’elles. Car la vérité, c’est qu’on a appris un programme qui contrôle notre vie, mais notre vie n’est pas sous l’emprise de ce programme, que l’on croît incassable.

Une heure s’était écoulée et c’était le prendre de prendre une pause de 10 minutes. Et je vais faire de même avec ce billet, mais ma pause sera plus longue. Donc, j’écrirai la suite très prochainement (enfin, je l’espère). À suivre…

This entry was posted in Dimension spirituelle and tagged . Bookmark the permalink.

Comments are closed.