Mon accord avec Don Miguel Ruiz (suite)

Pendant la pause, je me suis promenée pour aller voir d’autres visages familiers. Parmi eux, il y avait celui de cet adepte du bouddhisme, que j’avais rencontré lors de la conférence de James Redfield. Il se tenait derrière la table des organisateurs.
— Tu t’es trouvé une nouvelle passion ? lui ai-je demandé.
— Oui, je sens que c’est ma mission d’être là. J’ai demandé au responsable du Réseau Vox Populi si je pouvais les aider, et il a accepté.

Il a poursuivi en me racontant la suite des événements avec sa mère, qui avait mal tourné, et sa quête encore plus grandissante vers la spiritualité. Puis, étonnement, j’ai vu, près des portes, le visage d’un ancien collègue de travail d’il y a deux ou trois ans, lorsque je travaillais dans un centre financier. Il était de forte taille, très grand aux cheveux bruns. Comme je ne pensais pas qu’il allait me reconnaître avec ma coupe à la garçonne, je lui ai fait le signe de la main pour attirer son attention.

Il m’a saluée et m’a dit qu’il était assis à deux rangées derrière moi.
— Quelle surprise de te voir ici ? Rappelle-moi ton nom ?
— Jacques et le tien ?
Je le lui ai rappelé aussi.
— Ce n’était pas prévu que je vienne à cette conférence ce soir. J’étais dans le métro pour rentrer chez moi après le travail et j’ai vu l’annonce de la conférence de Don Miguel Ruiz dans le journal. Alors, curieux et ne le connaissant pas, quelque chose m’a dit de rester en ville, car si tu te souviens j’habite à Sutton.
— Travailles-tu toujours au même endroit ?
— Non, je travaille à une autre banque. Et toi ? Qu’est-ce qui s’est passé depuis ton départ pour la Sorbonne ?

Alors, à mon tour, je lui ai fait un résumé minute : après la Sorbonne, bébé, congé de maternité, recherche de contrats et d’emplois en tant que traductrice et rédaction de mon blog.
— On recherche parfois des traducteurs. Voici ma carte de visite.
Je l’ai prise et mis dans mes poches et je lui ai promis de lui donner la mienne une fois que j’aurai retrouvé mon siège. Dès que j’avais prononcé ces mots, j’ai vu Anthony, le massothérapeute séducteur aux yeux bleus, que j’avais également rencontré pendant l’atelier de James Redfield.
— Tu as l’air à connaître tout le monde.
— Non, pas du tout. J’essaie de me tisser des liens.
— Voudrais-tu une bouteille d’eau ?
— Non, ça va aller, merci.
— Es-tu sûre ?
— Bon d’accord.

Nous sommes sortis de la salle pour aller s’en procurer une et derrière une autre table d’organisateurs, j’ai reconnu Gilles Bédard, dont j’avais fait la rencontre lors de la soirée de partage autour de la NDE. Il était très heureux de me voir et il m’a embrassée chaleureusement.
— Jacques, je te présente Gilles Bédard, ai-je dit dans le brouhaha. Lui aussi habite à Sutton.
— Enchanté.
Ils ont échangé quelques mots sur les endroits exacts où ils habitaient, puis Gilles m’a annoncé qu’il comptait déménager à Montréal bientôt.
— Oh ! C’est génial ! me suis-je exclamée. On pourra se voir plus souvent.
Ma bouteille d’eau à la main, nous sommes retournés dans la salle.
— Tu vois? Tu connais tout le monde, dit Jacques. En tout cas, je sens que tu es différente. Tu as l’air en pleine forme, tu es radieuse et je sens une très bonne énergie provenant de toi. Avant, je sentais que tu étais mal à l’aise.
— Vraiment ? ai-je dit, étonnée. Je dirais plutôt que je me cherchais. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire.
— Non… c’était un sentiment plus lourd.
J’ai réfléchi une minute et je me suis souvenue qu’à l’époque, je venais d’apprendre beaucoup de choses sur le monde dans lequel je vivais et j’avais été bouleversée par ce que j’avais découvert : les mystères du monde, la géopolitique, l’élite dominante, les mensonges des divers systèmes en place, la matrice… Mes pensées ont été interrompues par la voix de Don Miguel Ruiz qui nous demandait de retourner nous asseoir.

Dans la deuxième partie de la conférence, que je vais raconter plus brièvement, Don Miguel Ruiz nous a déclaré que chacun d’entre nous est un ange, qui veut aussi dire messager. En d’autres termes, chaque être humain est un messager, un ange. Le problème, c’est que nous ne sommes pas au courant de notre vraie nature. Si on retrace toute l’histoire de notre vie depuis notre enfance, nous verrons que nous avons rencontré beaucoup de messagers.

Autre chose, il nous a dit que l’imagination est le plus beau cadeau des êtres humains. L’imagination est plus puissante que la connaissance. Mais on nous fait croire le contraire. Elle est nos ailes. Ainsi, nous, les anges, les messagers, nous sommes des créateurs et nous nous créons grâce à elle. Nous créons durant toute notre vie. On peut voir la création humaine tout partout où l’on regarde. En premier, une idée existe dans l’imagination humaine, puis on la concrétise. En effet, la créativité existe dans notre tête. On n’accomplit une action pour la matérialiser sinon, elle disparaît dans notre esprit à tout jamais. Si la nature existe déjà, on transforme la création déjà existante et on en fait notre propre création grâce à notre imagination.

Il est important de voir que nous sommes des anges, des messagers, des créateurs pour qu’on puisse prendre la responsabilité de notre vie. Si vous retracez toute votre vie, peut-être pourriez-vous voir quelles sortes de messages vous délivrez et quelle sorte de messager vous êtes. Posez-vous cette question : êtes-vous un messager de la vérité ou un messager de mensonges ? C’est une énorme différence, si nous voulons changer le monde. Quel message délivrez-vous aux gens que vous aimez, soit vos amis, vos parents, vos enfants ? Et le plus important, quel est le message que vous délivrez à vous-même ? Est-il vrai que vous n’êtes pas assez beau, bon, intelligent ou que vous n’en valez pas la peine ? Penses-y. Ces mensonges que vous vous dites à vous-mêmes sont-ils vrais ? Si vous comprenez votre rôle et la nature de vos messages, si vous en êtes conscient, vous pouvez prendre la responsabilité de changer votre vie et votre entourage. Il faut commencer par vous-même, à savoir quelle sorte de messages vous vous envoyez. Une fois que vous vous direz la vérité, vous verrez comment la vie est si simple, car vous aurez complètement confiance en vous-même et vous saurez que vous pouvez concrétiser, réaliser n’importe quoi. Ne nous avons pas appris qu’on peut réaliser tous nos rêves si l’on s’applique ? N’oublions pas que nous sommes les créateurs, les artistes de ce monde. Donc, on peut le changer. Il faut juste en être conscient. Croyez-vous en vous-même ? Pensez-vous que vous pouvez changer le monde ? Bien sûr que si. Pourquoi pas ?

Pourquoi les gens croient-ils tant aux mensonges ? C’est parce qu’ils ne sont pas au courant de leur vérité. On essaie de nous coller toutes sortes d’étiquettes ou de rôles à notre existence. Mais qui sommes-nous vraiment ? Nous ne sommes pas notre identité. Or pour certains, c’est avantageux d’étiqueter les gens et les choses. Pourtant, ce n’est pas important. Malgré cela, comme mentionné précédemment, on le fait pour se sentir en sécurité, pour alimenter nos connaissances. Car je le répète : notre plus grande peur, c’est de ne pas savoir ce que les choses sont et ce que nous sommes.

Vous êtes un être de lumière, un esprit, quelque chose d’intangible aux sens de la plupart d’entre nous. On ne peut pas connaître ce vrai vous. La connaissance a peur de l’inconnu, elle a peur de vous, de ce que vous êtes vraiment. Si l’on comprend ça, on comprendra que la vie change continuellement, elle est constamment en changement et nous ne portons pas une étiquette définitive.

Le lendemain, l’atelier de Ruiz était tout aussi merveilleux : de nombreuses séances de méditation et nouvelles rencontres. Je ne raconterai pas toute ma journée, mais je partagerai seulement ceci. Sitôt arrivée dans la salle en matinée, je me suis dirigée vers l’auteur pour premièrement, prendre une photo avec lui et deuxièmement, faire signer mon livre. Je me suis mise dans la file d’attente et je réfléchissais à ce que j’allais lui dire en attendant. J’avais décidé que j’allais lui parler en espagnol. Dès que mon tour est arrivé, j’ai demandé à l’homme se tenant à côté de lui de nous prendre en photo et je me suis dirigée vers lui avec un grand sourire. Il m’a retourné le même sourire en tendant ses bras. Puis, je lui ai dit :
— Hola ! Como esta usted? Fui en México en octubre e es y pais mervelloso. Visite las ruinas y… (Bonjour, comment allez-vous. J’ai été au Mexique et c’est un pays merveilleux. J’ai visité les ruines et…)
Et là, j’avais oublié tous les endroits où j’étais allée et je me suis mise à bégayer.
— Perdon. My espanol no es muy bueno.
— No ! Es bueno, m’a-t-il dit.

Il m’a serrée dans ses bras et j’y suis restée pendant au moins une minute, 60 longues et belles secondes. Je ressentais sa joie exubérante. Infectée par sa joie, j’ai été émue et nous nous sommes regardé dans les yeux pendant quelques secondes.  Nous nous sommes placés pour se faire prendre en photo, puis Ruiz a pris ma main et l’a placée sur sa joue. Voilà ce que ça a donné :

 

Je n’ai pas eu assez de temps pour faire signer mon livre. Il a fallu que j’attende jusqu’à la fin de cette journée incroyable, mais ça a valu la peine, car j’ai pu revoir Ruiz et il m’a redonné son énergie positive, qui est restées imprégnée en moi durant les semaines consécutives.

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