Ma révélation (1ère partie)

Mon voyage à Coba, au Mexique en octobre 2011 – En route vers la pyramide.

Tout ceci n’arrive pas pour rien. Ildiko, ma messagère, m’a envoyé une autre messagère pour m’aider à sortir de la roue d’exercice sans fin pour les souris, roue dans laquelle je courrais pendant plusieurs mois. J’avais complètement laissé de côté, voire oublié, ma spiritualité, mon voyage spirituel. J’étais dans une impasse : le faire-avoir, le faire-avoir, le faire-avoir. Tout d’un coup, ces mots m’ont rappelé les trois phases du cycle créateur que j’avais apprises d’un livre, appelé L’Intuition : une voix qui ne trompe pas de Penney Pierce. Ce livre m’avait été donné en cadeau en 2006, année marquante de ma vie. À l’instant même où les mots faire-avoir ont traversé mon esprit, je me suis dirigée vers ma bibliothèque pour le consulter. En le parcourant rapidement, je suis tombée sur une page où je lisais, dans un tableau, une liste de signes qui indiquaient quand le moment était venu de lâcher prise. C’est là que j’ai eu ma réponse : il était temps que je le fasse avant qu’il ne soit trop tard.

Je vais recommencer depuis le début. Depuis environ six mois, je me suis plongée et perdue dans ma nouvelle passion : l’alimentation vivante. De Bon Cru, le nom de mon entreprise, devait prendre un nouvel essor, car j’étais désormais devenue une experte en la matière. En juin dernier, j’avais pris tout ce que j’avais financièrement et j’étais enfin partie suivre une formation en Californie pour être diplômée en tant que chef et instructrice en alimentation vivante. Ça avait été toute une aventure pour m’y rendre (j’avais commencé à écrire l’histoire, mais je ne l’ai jamais terminée), où toutes sortes de miracles se sont produits. Bref, je savais que j’avais fait le bon choix de poursuivre mon rêve. Pour la première fois de ma vie, j’étais sortie de ma zone de confort, c.-à-d. j’avais pris un grand risque financier, et je savais que je devais regagner tout ce que j’avais dépensé. Alors, une fois de retour à Montréal, j’étais plus déterminée que jamais à réussir : je devais conquérir le monde. Je m’étais donnée pour objectif d’être persévérante et motivée à 200 % pour que les affaires marchent pour moi. Car on s’entend, je n’ai jamais été la personne la plus consistante. J’avais pratiquement tout appliqué ce que j’avais appris à l’école : être organisée et entreprenante. En plus de cela, j’étais fonceuse, audacieuse et sans désinvolture. J’avais développé des qualités que je croyais inexistantes en moi auparavant.

Voilà comment ça s’est passé. Dès la première semaine, je me mets à alimenter ma page Facebook et mon deuxième blog de nouvelles recettes et, je ne sais pas comment, Crudivorisme.com, un e-zine consacré à l’alimentation vivante et comptant plus de 2 200 abonnés sur leur page Facebook, me repère et m’écrit un commentaire disant qu’on a bien hâte d’apprendre ce que je vais partager. Un sentiment de joie grandit à l’intérieur de moi : j’existe vraiment. Deux semaines plus tard, une bonne amie à moi me contacte et veut que je lui prépare des plats pendant deux semaines, car elle veut perdre du poids. Je décide de les partager publiquement par l’entremise des médias sociaux, grâce auxquels, à la fin de mon travail, une femme me demande de lui rendre le même service pour une semaine. Entre-temps, je m’évertue à appeler plusieurs épiceries santé bio, comme Bio Terre, Mission Santé Thuy et Rachelle-Béry, et d’autres endroits potentiels pour faire des présentations culinaires gratuites, mais en vain. Certaines me donnent espoir, me font tourner en rond (peut-être jusqu’à ce que je me décourage), mais ne finalisent rien avec moi. Dans les mois qui suivent, je réussis à donner mes premières conférences dans le café/centre de bien-être Nüx et dans une salle de méditation de l’AIMSCHQ, association avec laquelle je rêve de collaborer depuis un certain temps. Dans cette dernière conférence, 60 personnes viennent y assister, une première pour cette association qui n’a jamais eu autant de personnes à leur cours de cuisine végétalienne. Les mois d’après, les choses continuent à rouler. Je continue à donner d’autres conférences et je finis par avoir l’approbation d’une épicerie santé, Frenco, pour offrir mes dégustations pendant trois mois.

Grâce à mes activités, je fais la rencontre de clients potentiels qui décident de suivre mon premier cours de cuisine vivante. Les mois d’octobre et de novembre me sourient. Mon plus bel accomplissement, c’est celui de décrocher une collaboration avec un des plus grands spas à une heure de Montréal, le spa BALNÉA, pour lancer leur cure de détoxification de 21 jours. La fierté m’envahit. Par contre, je n’arrive pas à bien négocier ma prestation de services et je fais les erreurs que n’importe quel entrepreneur débutant et sans assurance ferait devant un mastodonte : être vulnérable et ne pas s’affirmer. Je me fais quasiment dévorer dans le processus. Chaque fois que le spa me demande de faire plus que je leur avais proposé initialement, je me sens mal à l’aise de le leur refuser et n’arrive pas à donner mes limites, car j’adore ce que je fais, j’en suis passionnée, et dans ma tête, je suis prête à donner plus que je ne devrais. Bref, le spa organise deux jours de lancement avec ma participation, prévus pour la mi-novembre.

En tout cas, on pouvait dire que tout allait bien pour moi, du moins presque. Il me manquait quelque chose. J’avais poussé davantage mon entreprise vers l’avant, mais elle n’était pas encore rentable. En outre, j’étais à la course contre le temps, et mes finances s’émiettaient de plus en plus. C’est que j’allais bientôt terminer ma deuxième année de congé de maternité sans solde, et mes poils se hérissaient à l’idée de retourner travailler sans avoir réussi quelque chose de concret.

On est au début du mois de novembre et je participe à une soirée de repas-partage crus, organisée par Ildiko Brunner. Elle me parle d’une certaine Vanessa Simpkins. Je n’y comprends rien à ce qu’elle me dit à propos d’elle, mais tout ce que je retiens, c’est qu’elle est une femme extraordinaire et que je dois la rencontrer. Quelques jours plus tard, Ildiko m’envoie un courriel avec le titre : « L’Appel de Vanessa — tu dois y être!!!!! » C’est une téléconférence, qui a lieu le lendemain. Je lui fais confiance et m’y inscris grâce à l’hyperlien fourni dans le courriel. Le lendemain, j’écoute la conférence et j’apprends beaucoup de choses, surtout des façons de se faire connaître dans les médias. Vanessa Simpkins est une coach en marketing pour les petits entrepreneurs qui sont passionnés par les services alternatifs ou spirituels. Elle donne plusieurs conseils et méthodes aux entrepreneurs pour augmenter leur clientèle, grâce au déblocage de leurs pensées intérieures, lesquelles peuvent entraver leur réussite, et à la reconnaissance de leur vraie valeur. Puis, elle montre comment modifier leurs messages de marketing pour les rendre efficaces et attractifs. Bien qu’elle ait l’air vraiment bien, je sens que c’est une campagne de vente et je ne me laisse pas influencer par cela. De toute façon, faire une autre grande dépense est hors de question.

À la fin de la téléconférence, je vois un champ où il est inscrit : « Posez votre question la plus pressante. » Dans ce champ, je demande s’il est bien de faire un échange de services avec une entreprise de renom sans être super bien rémunérée, et elle me répond le lendemain en disant oui et s’enquiert de mon domaine de travail. Voici ce que je lui réponds :

Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour tous les conseils que vous avez donnés hier. Je fais déjà beaucoup de ce dont vous avez parlé, mais il y avait quand même quelques petites choses que j’ai apprises, comme les sites Web de relations publiques.

Je suis chef et instructrice (ainsi que coach*) en alimentation vivante et je suis en train d’essayer d’augmenter ma clientèle en faisant des exposés gratuits et en offrant des cours de cuisine avec un spa renommé. Le seul problème est, je crois, — ou je ne suis pas sûre si — on me demande d’en faire trop [ici, je donne des exemples que je ne divulguerais pas :x ]. On me dit que c’est une chance pour moi d’obtenir une visibilité (le spa compte 60 000 personnes sur leur liste de diffusion), mais je pense que c’est trop de travail. Si je ne reçois pas de retour, j’ai l’impression qu’il m’exploiterait. Donc, ma question, c’est : combien de travail dois-je mettre en échange de la visibilité ?

*Je m’étais ajouté ce titre à la suite de la téléconférence.

Sur ce, elle me répond :

MAIS attention, attention. C’est beaucoup de choses à offrir gratuitement en échange d’obtenir PEUT-ÊTRE des personnes dans un atelier… et de vendre peut-être votre programme. EN PLUS, vous ne voulez pas trop DONNER.

Quels sont vos devis lorsque vous faites habituellement un atelier ? Il faudrait peser les avantages et inconvénients. Si j’étais vous et si j’avais accepté ce genre de chose, je m’assurai qu’ils m’accueillent et envoient trois courriels à leur liste en votre nom pour inviter leurs abonnés à plutôt s’inscrire à votre offre gratuitement, vous voyez ce que je veux dire ? Utilisez leur liste de 60 000 personnes, si c’est ce qu’ils sont en train de balancer devant votre nez.

Assurez-vous de les avoir sur votre liste avec leur no de téléphone de sorte que vous puissiez les appeler plus tard pour les inviter à blablabla ou quoi que ce soit.

Ça va vous coûter de l’argent de vos propres poches, alors si vous faites cela, assurez-vous que ça vaut le coup pour vous.

Je serais heureuse de fixer un rendez-vous avec vous pour discuter pendant 20-30 minutes et voir comment je pourrais vous aider à attirer plus de clients pour votre coaching et à élargir votre entreprise.

Faites-moi de savoir si je peux vous envoyer un hyperlien pour organiser ça. C’est un appel gratuit et il n’y a aucune obligation de votre part. Je veux juste voir comment je peux vous aider.

Je crois en ce que vous faites [....].

Amour à vous,

Vanessa

J’étais vraiment heureuse du conseil qu’elle m’avait donné. Nous avons essayé de fixer un rendez-vous pour discuter, mais je devais partir en Europe deux jours plus tard pour y passer une semaine et demie en famille. Entre-temps, elle m’a envoyé un questionnaire pour tirer le plus de notre appel. Je ne partagerai que les dernières questions que je trouve intéressantes pour ce billet.

Q : Quels craintes personnelles, doutes et croyances limitantes devez-vous libérer avant de commencer à réaliser vos objectifs ?

R : Je n’ai pas peur, pas de doutes, pas de croyances limitantes ! J’ai une panoplie de livres spirituels et de développement personnel et je suis une bonne élève (ou je le pense) pour pratiquer l’appréciation, la gratitude… Je crois que je suis la cocréatrice de ma propre réalité. Je suis complètement passionnée, très motivée, j’ai plus d’assurance que jamais. J’ai juste besoin de faire bouger les choses plus rapidement.

Q : Quelle est la chose que vous voudriez faire dans les 6 prochains mois qui vous effraie ?

R : Rien ne me fait peur (pas encore). Je suis au sommet du monde ! :)

Elle a dû penser que j’avais la grosse tête. À mon retour, j’ai fini par faire tout ce que le spa m’avait demandé de faire et j’ai exigé que mon nom soit mentionné dans leur liste de diffusion. La dernière journée de ma prestation de services s’est déroulée de façon presque catastrophique (j’ai failli perdre mon portable et mes clés de voiture, je n’ai pas pu terminer la préparation des ingrédients à temps étant donné la grande quantité de personnes à servir et le manque de personnel et j’ai donné le cours en retard à cause de l’incident précédent), mais en résumé, le tout était un succès et tout le monde avait adoré mes recettes et le cours.

Après cette expérience, j’étais complètement lessivée. Vanessa et moi avons finalement discuté et, en gros, elle a compris que j’étais presque dans la merde si je ne faisais pas bouger les choses pronto. D’après ce que je recherchais et désirais, elle m’a parlé des différents programmes qu’elle offrait, programmes excessivement chers (pour mes moyens, en tout cas), du genre quelque milliers de dollars ! Mais elle a fini par m’en proposer un qui était beaucoup plus abordable, à savoir un programme de coaching en groupe qui se déroulerait par téléconférence pendant six semaines d’affilée à la fin novembre. En fait, c’était le même que celui qu’elle vendait le jour de sa présentation, mais il n’était plus à prix réduit. Trente minutes plus tard, malgré ma grande hésitation et mes doutes, je l’ai acheté. Je lui ai dit que s’il était garanti que je regagne cette dépense, alors je me sentirais moins coupable d’avoir puisé dans les économies de mon fils (j’espérais qu’elle ait un peu d’empathie et qu’elle ne me soutire pas mes derniers sous par avidité). Elle m’a répondu qu’il était clair que je rembourserais cette dépense et qu’elle s’assurerait de mon succès, c’était son mandat.

Comme mentionné plus tôt, le programme consistait à éliminer les blocages que l’on peut avoir en premier pour connaître sa vraie valeur et à demander des prix l’égalant avec confiance pour augmenter sa clientèle. Je voulais passer à la vitesse V et aller tout de suite à la partie qui parlait d’augmenter ses ventes, car dans ma tête, je n’avais aucun blocage. Oh ! Que j’avais tort ! J’étais loin de douter que mon voyage intérieur ne faisait que commencer.

This entry was posted in Dimension émotionnelle, Dimension mentale. Bookmark the permalink.

Comments are closed.