Des machines qui font juter

Il ne me restait plus qu’un mois avant la naissance de mon bébé, et je voulais me mettre à fond dans la nutrition crue. Depuis plusieurs mois, je zyeutais, sur un site Web spécialisé pour les crudivores, des appareils hautement performants, et il était grand temps que je m’en procure un. Il me fallait à tout prix un extracteur de jus et un blender. J’avais déjà comparé plusieurs extracteurs de jus et j’avais compris la différence entre ceux-là et les centrifugeuses. Dans les deux cas, ces appareils séparent le jus de la pulpe des légumes et des fruits, mais ils donnent des résultats différents.

À cause de son système de rotation et de force, la centrifugeuse opère à très grande vitesse, ce qui fait qu’elle chauffe les aliments, et le jus extrait est rapidement oxydé. Donc, on est obligé de consommer le jus sur-le-champ. Tandis qu’un extracteur de jus a une rotation beaucoup plus faible et est doté de plusieurs vis qui broient les légumes et les fruits en douceur par simple pression pour ensuite extraire le jus à froid, sans aucune transformation des nutriments et des vitamines des aliments (puisqu’ils ne sont pas chauffés comme avec une centrifugeuse). Les jus ne sont donc plus autant sujets à oxydation et peuvent être gardés pendant plusieurs heures. On obtient également un meilleur rendement de jus. Avec les meilleurs modèles, il est même possible de conserver ses jus de fruits pendant 24 h.

En outre, un extracteur de jus offre d’autres possibilités : on peut aussi faire des purées, des glaces, des sorbets, des soupes, des beurres d’oléagineux et surtout des jus d’herbes (orge, persil, aromates) et de graines germées, difficilement réalisables avec les centrifugeuses.

Le nettoyage est également plus facile et rapide, puisque les pièces de l’extracteur de jus sont moins nombreuses et plus accessibles que sur une centrifugeuse. J’en ai fait personnellement l’expérience avec une centrifugeuse achetée en grande surface pour une quarantaine de dollars. Je l’ai utilisée pendant quelques semaines et l’ai vite placée au fond d’un placard. Démonter, laver et remonter les nombreuses pièces et leur imposant filtre était devenu une tâche harassante.

Dernière atout, ils extraient des quantités plus importantes de jus : entre 10 % et 30 % de plus, en fonction des modèles.

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Le procédé d’extraction douce a froid a été inventé dans les années 50 par le Dr Norman Walker afin de faire des jus de fruits et légumes exempts de fibres mais conservant la plus grande partie des micronutriments. Le principe étant de ne faire subir aux aliments aucun chocs, ni mécaniques, ni thermiques. Car, comme expliqué précédemment, la grande vitesse de rotation des centrifugeuses crée des échauffements de surface. Par conséquent, les enzymes, les vitamines et les minéraux sont partiellement détruits.

Mon rêve était de me procurer le Norwalk, création du Dr Walker. Sa promo m’éblouissait.

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Mais son prix m’éblouissait également. Je ne pouvais pas me payer un extracteur de jus à ce prix-là, à environ 2 700 $. Comme je ne savais pas quel appareil acheter, j’avais regardé une vidéo sur Youtube d’un homme sympathique qui faisait la comparaison et la démonstration de plusieurs extracteurs.

Après avoir lu les critiques de plusieurs de ces appareils-là, je m’étais arrêtée sur le Omega 8006. Au point de vue qualité prix, il me paraissait raisonnable. Il coûtait dans les 300 $. Le Champion ou le Green Star avaient l’air d’être de très bons appareils aussi, mais ils coûtaient le double, et je n’avaient pas les moyens de me les procurer.

Donc, pour revenir à mon site Web spécialisé, nutritioncrue.ca, j’y avais trouvé tous ces modèles. Depuis quelques temps, je savais exactement quel appareil acheter, mais j’hésitais quand même, incrédule d’avoir fait le bon choix. Je m’étais rendue jusqu’à dépasser les boutons Ajouter au panier et Paiement avec carte de crédit et à remplir les champs de mes infos personnels, mais je n’arrivais toujours pas à finaliser ma commande.

Mais là, il ne me restait pas beaucoup de temps. Donc, après avoir tergiversé longuement, j’ai finalement mis fin à ce tâtonnement sempiternel avec mon pavé tactile. Clic. C’était fait. J’étais officiellement et sérieusement prête à découvrir un nouveau monde culinaire.

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