Concours de circonstances (partie 1)

OHHHHHH!!! MON DIEU!!!!! Non, mais j’hallucinais! J’avais tellement envie de hurler de joie! Je n’en croyais pas mes oreilles. J’allais à l’atelier donné par James Redfield gratos!!! C’était un atelier d’une valeur de 176 $! Mon coeur battait à tout rompre. Je n’arrivais tellement pas à contenir mon exaltation que dès que j’ai eu la confirmation, j’ai vite enfilé mon blouson et je suis sortie à l’extérieur en accélérant le pas sur la pointe des pieds. Ne me demandez pas pourquoi. Dehors, sous le ciel étoilé, je me rendais au métro Place-des-Arts toujours sur le même rythme. Une fois encore, je voulais crier à plein poumons, mais je ne voulais pas paraître pour une cinglée. Je venais de vivre une synchronicité extraordinaire.

Tout d’abord, dans mon ancien billet, j’ai complètement oublié de mentionner un détail. Avant de recevoir un Tweet de James Redfield, un jour, je jetais un coup d’œil dans mon dossier de courriers indésirables dans ma boîte de messagerie, et j’ai remarqué un courriel qui m’annonçait que l’auteur me suivait sur Tweeter. Je suis tombée des nues.  Je crois que j’ai tweeté : « OMD! James Redfield me suit! ». C’est ainsi que toute la suite des évènements a pu se dérouler.

À la fin de la conférence, je faisais la queue pour avoir une signature de James Redfield dans mon livre nouvellement acheté, La Douzième Révélation. Je la voulais plutôt dans La Prophétie des Andes, son premier ouvrage que j’avais acheté il y a près de cinq ou six ans,  mais je ne l’avais pas avec moi, car je l’avais prêté à une amie. Ce n’est pas grave, m’étais-je dit. Ce dernier titre serait de toute façon un livre à ajouter à ma collection, sauf qu’il serait en anglais (la traduction sort dans un an). Sur l’estrade, pendant que j’étais dans la file, je prenais des photos de l’auteur, posée. J’avoue que je ne pensais pas du tout à ce que j’allais lui dire. Sitôt arrivée devant lui, il m’a demandé en anglais :
— Comment allez-vous?
— Ça va super bien! lui ai-je répondu avec un sourire qui me déchirait le visage.

Et puis là, toutes sortes de mots me sont sortis de la bouche maladroitement. Je lui ai avoué fénétiquement mon histoire avec Tweeter et l’effet transformateur que son livre a eu dans ma vie, à savoir l’adoption du végétarisme. Il m’a regardé calmement avec ses yeux bleus scintillants et m’a dit :
You have so much light. (je ne le traduis pas parce que jusqu’à ce jour, je ne sais pas s’il voulait dire si je rayonnais ou si la lumière émanait de moi).

Ses paroles m’avaient tout de même laissée perplexe. Qu’est-ce qu’il entendait exactement par là? Après avoir signé mon livre, je suis descendue de la scène toute légère, puis j’ai aperçu à quelques mètres de moi, un homme de grande taille avec les cheveux sel et poivre, qui se tenait près de la porte d’entrée de l’amphithéâtre. Étant myope – mes lunettes sont brisées et je ne porte jamais de lentilles –, je ne le reconnaissais pas tout à fait, mais j’avais présumé qu’il devait s’agir du promoteur, Jean Rivest. Selon mes souvenirs, sur sa photo affichée sur son site Web, Réseau Vox Populi, il avait l’air être dans la fin quarantaine ou début cinquantaine, et on aurait dit qu’il avait du mal à bien sourire en photos. Cet homme me donnait la même impression. Je me suis rapprochée de lui et je lui ai demandé :
— M. Rivest?
— Oui, a-t-il répondu.
Je me suis présentée en lui serrant la main. Après quoi, il m’a dit :
— Ah! Oui! Nous avons communiqué par email. Avez-vous aimez la conférence?
— J’ai adoré. D’ailleurs, j’aimerais avoir plus d’information sur l’atelier de demain.
— Par rapport au coût ou par rapport à ce dont il va parler?
— Euh… les deux. De quoi traitera son atelier, au fait?
— D’après moi, il va reprendre les mêmes thèmes et exercices tirés de son ouvrage, a-t-il rétorqué d’un air incertain.
— Comme, par exemple, ai-je continué, des exercices qui aident à reconnaître les signes envoyés pour être guidé ou à trouver sa mission, etc., je suppose.
— Oui, sûrement. En tout cas, faites-moi savoir si ça vous souhaitez y participer.

Je l’ai remercié et lui ai dit que je prendrai plus de renseignements avant de me décider. Après son départ, je me suis retournée et j’ai demandé à une femme assise à la billeterie si elle connaissait le prix du billet. À ce stade, j’étais prête à payer le prix, car dans ma tête, je devais y être. Je croyais sincèrement que c’était mon destin. Sur ce, elle m’a répondu : 176 $. J’e suis restée pantois. Je pense que je vais me débrouiller toute seule avec son bouquin, ai-je pensé. Tant pis. J’avais quand même réussi à assister à cette confrence gratuitement. Je me suis dirigée vers le kisoque de Indigo, j’ai pris son livre d’exercices intitulé Living the Celestine Insights et j’ai fièrement tendu ma carte de crédit à la caissière.

Munie de mon deuxième livre acheté de l’auteur, je suis retournée dans l’amphithéâtre pour aller chercher mon blouson, précédemment laissé sur mon siège, mais avant de le faire, je me suis arrêtée dans une des rangées du milieu pour prendre des photos de James Redfield en train de signer les livres d’autres fans. Ensuite, j’ai été récupéré mes affaires et ai repris le même chemin pour quitter. Ce faisant, j’ai remarqué que M. Rivest se tenait en face de moi, en-dehors des rangées. Je lui ai souri, et il m’a demandé si je viendrais le lendemain. Incapable de me retenir, je lui ai rétorqué que c’était trop cher. Ça faisait quelques secondes à peine  que j’avais prononcé ces mots et j’étais embarrassée. M. Rivest s’est penché légèrement, a baissé le ton et m’a annoncé en clignant d’un oeil :
— Madame, comme vous êtes journaliste, présentez-vous demain, ici, devant l’amphithéatre à 10 h. À partir de là, on vous dirigera vers la salle où l’atelier aura lieu.
— Je n’ai juste à venir ici? C’est ça? ai-je répété tout ébahie.
Après me l’avoir confirmé, je lui ai promis en tremblotant légèrement de couvrir l’atelier aussi dans mon prochain article. Nous nous sommes serrés la main, et je suis partie en flèche de peur qu’on me reprenne ce moment inoubliable.

C’était clair : je devais y être. Car pendant la conférence, j’ai cru que James (je vais l’appeler par son prénom parce que je sens que nous sommes des potes maintenant) me parlait directement. Il disait que nous avions une mission d’être ici, et c’était de dire la vérité. Mais le plus important, c’était de le faire sans prétendre être plus intelligent que les autres. Eh ben, ça! C’était quelque chose que j’avais du mal à faire, du moins, c’était difficile de ne pas le paraître parce que, souvent, c’est cette impression que je donne. Donc, il fallait être franc sans blesser la personne, car en l’étant, celle-ci peut nous dire une vérité propre à nous. Peu importe avec qui l’on a une interaction, il faut toujours essayer de penser : « Qu’est-ce que je peux dire à la personne à côté de moi aujourd’hui  qui pourrait l’aider? » Cette pensée, je l’avais plus ou moins déjà entendue de la bouche de Wayne Dyer. Dyer se disait plutôt tous les jours : « Qu’est-ce que je peux faire pour améliorer la vie de quelqu’un aujourd’hui? » Par la suite, il a expliqué en quoi consistait l’atelier du lendemain. Il montrerait comment mettre en pratique les révélations, telles qu’elles sont mentionnées dans ses livres. En mon for intérieur, j’ai  immédiatement pensé que peut-être je devais y être à tout prix, même si le billet coûtait plus de cent dollars, d’après ce qu’un spectateur, assis à une rangée en avant de moi, m’avait dit plus tôt.

Je devais y être parce que je passe mon temps et mon énergie à vouloir dire la vérité, en commençant avec mon blog, puis le fait que je tape sur les nerfs de tous mes amis – plus particulièrement mon conjoint –  à force d’essayer de leur ouvrir les yeux sur beaucoup de choses illusoires. Toutefois, comme j ’étais un peu embrouillée des deux billets que j’avais dans les mains, préalablement réservés pour moi et un possible invité, j’avais demandé à cet homme s’il participerait à l’atelier du lendemain. Il m’a répondu qu’il n’irait pas du tout en raison du prix élevé. Manifestement, ce deuxième billet n’était pas un deuxième laissez-passer. En dépit de cela, j’essayais de mon convaincre qu’il était impératif que je me présente le lendemain. Je me disais : « Naï, vas-y!  Lance-toi! Fiche-toi de ton fric! Si tu es capable de t’acheter des fringues pour plus de quatre cent balles, tu peux certainement te le permettre. Tu ne sais pas ce qui t’attend demain. Et pis, tu bosses maintenant. » Je repensais à tous les événements qui m’avaient emmenée à cet événement : Twitter, mon audace, mon nouveau boulot, mes deux billets, le fait de me reconnaître dans le discours de James Redfield…

Mais oui! Je devais absolument y être. Depuis le tout début, j’avais envoyé cette intention dans l’univers. Wouah! Ce qui m’arrivait était tout un concours de circonstances. Pour peut-être la première fois, je ressentais un high parce que j’étais consciente de l’univers plein de miracles qui se dévoilait devant moi et dont Redfield parle tant. Maintenant, la question que je me posais était si j’allais vivre autant de synchronicités le lendemain. À suivre…

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