Comment rester cru en voyage

Comme plusieurs savent, manger cru est un mode de vie qui demande un investissement personnel important. Très souvent, il faut échanger nos anciens outils de cuisine pour ceux qui sont plus puissants ou plus efficaces, lesquels facilitent la préparation des repas en temps et en énergie. Toutefois, quand on part en voyage, on n’a pas toujours la possibilité de les trimballer avec nous, car tout dépend du mode de transport. En tout cas, partir en avion ne nous le permet pas complètement, à moins qu’on veuille dépenser extra pour le surplus de poids. Ensuite, si l’on a la chance d’être hébergé dans un foyer, c’est génial parce qu’on a tout ce qu’il faut pour préparer les plats mais sinon, louer un appart-hôtel muni d’une cuisinette plutôt qu’un hôtel est toujours une meilleure solution, car on évite de trop dépenser dans les restos. Enfin, acheter de la bouffe bio n’est pas difficile. On trouve des épiceries santé presque partout. Parfois, on peut être chanceux et se rendre à des endroits où les légumes et les fruits sont bio de nature, parce que les produits ne sont pas cultivés intensivement et, par conséquent, ne requièrent pas de produits chimiques. Néanmoins, à force de voyager, j’ai appris qu’il était nécessaire d’apporter quelques éléments importants pour conserver ce mode de vie confortablement et pour donner plus de goût à mes voyages !

Voici une liste fort utile en ordre d’importance…

Rehausseurs de goût

Sitôt arrivée à destination et sitôt les endroits clés repérés, je fais mon épicerie. Car il faut remplir le frigo, comme si c’étaient les toutes premières courses de mon premier appart. Et je ne mens pas quand je dis que la facture monte très vite quand il faut ajouter tout ce qui va agrémenter les plats, comme :

  • Les assaisonnements tels que le sel de l’Himalaya, le poivre moulu noir, le poivre de Cayenne, le tamari ou le shoyu ;
  • Les édulcorants (je n’amène que le miel parce que je le trouve à bon marché à Montréal) ;
  • Les herbes aromatiques sèches ;
  • Les épices telles que le cumin ou le cari en poudre ;
  • Les extras comme les tomates séchées, les dattes Medjool de Californie, la vanille et de la poudre de chocolat cru ou de caroube, ces derniers pour préparer de bons petits desserts.

Noix, graines, fruits secs, céréales entières… et algues sèches

Je pousse un peu, mais comme je trouve mes noix, graines, fruits secs et céréales entières à très bon marché, les achetant en vrac, j’en amène quelques-uns – enfouis dans mon fourre-tout ou ma valise à main –, si l’espace et le poids ne manquent pas, comme :

  • Les amandes
  • Les graines de tournesol
  • Les graines de lin
  • Les baies de goji
  • Du quinoa (je ne plaisante pas. J’achète un quelque 1,9 kilo pour 12 $ ; c’est tout une aubaine ! Et je dois mentionner que je suis une crudivore à 80 %)
  • Des algues sèches.

Ce que je viens d’énumérer coûterait peut-être autour de 100 $ ! Depuis que je mange cru, quand il vient à voyager, j’ai appris à sacrifier ma garde-robe pour leur faire de la place. Je suis maintenant douée à faire le plus d’agencements possible avec le moins de vêtements et de chaussures. Bref, si on a déjà ces condiments à la maison et si l’on veut éviter le plus possible de les acheter en double (à moins qu’on soit friqué et que ça ne nous dérange pas de les jeter avant de revenir chez soi. Au pire, on les ramène à la maison). Donc à la fin, j’ai pris la décision de me déplacer avec certaines de mes épices.

Ustensiles

J’ai remarqué que quel que soit l’endroit où l’on se trouve, on est beaucoup plus à l’aise avec ses propres ustensiles. Comme je loue souvent des appart-hôtels, j’ai remarqué que, souvent, ils sont de piètre qualité. Par conséquent, il est bon d’avoir :

  • Un couteau de chef et un couteau à légumes. Le premier pour découper des fruits et des légumes durs et le deuxième, pour les plus mous ;
  • Un économe (éplucheur) est parfait pour éplucher la peau bien sûr et pour faire des rubans de carottes ou de courgettes (zucchini) pour remplacer les nouilles ou si l’on y tient vraiment, on peut apporter un découpeur de spirale (taille-légume) – le plus léger comme le Spiral Slicer par Joyce Chen, pour faire de belles présentations ;
  • Une râpe microplane est géniale pour râper des petites quantités de gingembre frais ou de la muscade et pour retirer le zeste des agrumes ;
  • Un nut milk bag ou un coton à fromage pour faire les laits de noix ;
  • Un presse-agrumes et un presse-ail pour les paresseux (j’en suis une).

Appareils électriques

Si l’on va quelque part où brancher des petits appareils électriques n’est pas un problème, tant mieux. Ce que je veux dire, c’est que si le courant et le voltage sont les mêmes partout, il est possible de les faire fonctionner sans contraintes. J’ai fait l’erreur, une fois, de partir de Montréal à Paris avec les miens et, bien qu’on m’ait prévenue, j’ai fait ma sourde oreille et en ai branché un à mon adaptateur. Eh bien ! évidemment, il a sauté. Donc, j’ai célébré ses funérailles à Paris. Autrement, c’est bien d’avoir avec soi un batteur, comme le SmartStick® de Cuisinart ou quelque chose du genre. Ce qui est bien avec ce modèle, c’est qu’on a également un bocal dans lequel on peut hacher, mélanger et même mesurer les aliments. Grâce à cet appareil, j’ai pu préparer des purées et des porridges de fruits et de noix.

Est-ce que j’ai déjà apporté tout ça ? La réponse est non, parce que je suis une grande tête en l’air. À chaque fois que je pense à prendre le nécessaire, il m’arrive quelque chose. La première fois que j’ai tenté d’emporter quelques trucs, j’avais dans ma valise mon Baby Bullet pour mon petit, mais je n’avais ni épices ni ustensiles. Par contre, ça tombait bien parce que j’étais hébergée par la famille de mon guide. Tout allait bien, car comme j’étais au Mexique, sur le même continent, mon petit appareil fonctionnait bien. En plus, j’avais tout l’équipement nécessaire. Et là, tout dernièrement, pour venir sur Paris, j’avais tout, sauf qu’une fois arrivée à l’aéroport, j’ai été prise au dépourvu lorsqu’on m’a signalé que mon bambin n’avait pas droit à une valise avec Air Transat, contrairement à Aero Mexico. De plus, j’avais essayé de leur en glisser une avec ma valise à main hors des dimensions standards, valise dans laquelle j’avais placé les éléments les plus lourds. Du coup, étant arrivée 30 min avant la fermeture de leur comptoir, j’ai frénétiquement refait mes valises avec la sueur ruisselant sur mon front. Tout inappliquée, j’ai tout balancé dans ma valise à main, laquelle, je rappelle, n’était pas acceptée par la ligne aérienne. À la fin, mon frère est venu la chercher avant mon départ. En fin de compte, tout ce que j’avais gardé avec moi, c’était ce que j’avais déjà plongé dans mon fourre-tout, mon tamari (ça, c’était bien clair dans ma tête que je devais partir avec ma bouteille, car il donne tellement de goût à plusieurs recettes) et mon Baby Bullet, que j’aurais dû laisser, à moins de vouloir être de nouveau en deuil.

De fait, une fois arrivée à destination, j’ai fait mon épicerie, comme d’habitude, et je n’ai acheté que quelques assaisonnements et épices, mentionnés ci-dessus. C’est sûr que, pendant mon séjour, j’ai regretté de ne pas avoir bien compris les consignes de la compagnie. Mais la prochaine fois, je m’assurerai que tout se passe à merveille. Alors, voilà ce qui résume, selon moi, les meilleurs accessoires à avoir avec nous pendant les voyages pour être un super bon « crusto » en voyage.

 

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