À propos de moi

C’était un soir d’hiver, et le froid humide montréalais affichait déjà sa présence en sifflant doucement. Je me suis mise à longer la rue Saint-Laurent vers le nord à pieds jusqu’à ce que j’atteigne un resto portugais pour rencontrer deux copines. Une fois repéré, je suis rentrée à l’intérieur et me suis dirigée tranquillement vers l’arrière en espérant les reconnaître. Elles étaient déjà attablées. Une a levé les yeux et m’a fait signe de la main. Je me suis vite assise et me suis excusée de mon retard quand l’autre copine m’a fait une remarque :

— Oh! Quel beau manteau de fourrure!

Je portais un manteau de fourrure noir et court, acheté dans une friperie dans le quartier Mile-End. Il avait dû être fabriqué dans les années ’50 car selon un ami, les manches courtes étaient une caractéristique de cette époque. Je me suis vantée que je l’avais seulement payé 30 $. Évidemment, je n’aurais jamais dépensé une fortune pour un manteau de fourrure neuf pour deux raisons : primo, le fait d’encourager ce commerce et secondo, le refus de trop dépenser pour des vêtements dont le coût de fabrication est souvent très faible. Car d’après moi, si on cherche bien, on peut toujours trouver des aubaines.

Quand le moment est venu de choisir notre plat, j’ai commencé à poser plusieurs questions au serveur quant à leurs ingrédients. C’est que je ne voulais rien avec de la viande et je recherchais plutôt quelque chose de végétarien.

— Tu ne manges pas de viande? s’est enquis une copine.
— Pas vraiment, ai-je répondu. Je suis quasi végétarienne.
— Ah oui? s’est exprimée l’autre. Mais comment fais-tu pour les protéines? Il faut faire attention. Tu peux devenir anémique.

Bien sûr, je m’en doutais bien que cette question allait finir par surgir, question commune et inévitable. Je dis ceci, car si on devait effectuer un sondage sur cette question (ici, je pense au jeu télévisé La guerre des clans), je crois que 95 % de la population aurait exprimé les mêmes affirmations.

Je leur ai expliqué ce par quoi je compensais la viande : noix, fèves, champignons, algues marines, etc. Du coup, je leur ai raconté comment j’en étais venue à éliminer ma consommation de viande, soit depuis mon expérience de méditation intense pendant dix jours dans une retraite dans les Cantons de l’est. C’est à ce moment qu’une s’est exclamée :

— Waouh! Tu es si granola en plus d’être glam! En fait, en te regardant avec ton manteau de fourrure, on devrait plutôt dire : Glamnola [1].

Puis, on s’est toutes esclaffées. En effet, ce néologisme me décrit parfaitement : je prône autant le côté extérieur que le côté intérieur. Je les considère comme étant une globalité de mon être et de mon bien-être.

Par contre, ce mode de vie s’avère une évolution continuelle et jusqu’à présent, je considère que je n’ai pas fini d’évoluer. Ma soif d’apprendre, ma curiosité et ma conviction vers une démarche holistique pour me maintenir en santé et en équilibre rallongent mon parcours vers ce besoin d’être bien dans ma peau de façon naturelle. Et comme je n’ai pas fini d’apprendre, j’ai voulu le partager à tous ceux qui s’intéressent également à ces sujets avec… un petit zeste d’esthétique, quelque chose qui me passionne on ne peut plus aussi.

Comment naviguer dans ce blog?

J’ai repris le concept de la philosophie holistique et ai divisé mes articles selon les quatre dimensions avancées :

  • Émotionnelle
  • Mentale
  • Physique
  • Spirituelle

Pourquoi la création de ce blog?

Mon intention est de devenir un être équilibré, débarrassé de tout élément nocif, afin que la totalité de mon être puisse vibrer à sa fréquence la plus haute et atteindre une libération complète. Ainsi, je partagerai graduellement mes expériences par rapport à ces domaines : chaque découverte, chaque apprentissage et chaque aventure.

Bienvenue dans l’univers de K’naya, la Glamnola.

 

 

[1] Un Granola est la personne qui consomme un mélange d’avoine, d’amandes et de miel apparenté au muesli. Notamment au Québec où le terme peut désigner quelqu’un d’un peu hippie, bohème et de convictions écologiques.